Suite à la décision des gouvernements africains de fermer les écoles pour limiter la propagation de la pandémie, certaines institutions d’enseignement supérieur ont basculé dans les cours en ligne. Si parmi elles, il y en a qui avaient une pratique consolidée, d’autres s’engagent dans un nouveau terrain afin de ne pas faire perdre du temps à leurs apprenants. La situation peut être mise à profit pour résoudre la question des nombres pléthoriques dans les universités publiques. Les cours en ligne sont une alternative salvatrice aussi bien pour le public que pour le privé. Il reste à renforcer l’infrastructure et à la sécuriser. Il faut relever aussi le défi du renforcement des capacités des enseignants pour des contenus adaptés aux besoins des marchés africains et internationaux.
Les cycles primaires et secondaires auront plus de mal à suivre le rythme. En France, les écoles envoient les cours par mail ou whatsapp aux parents qui les administrent aux enfants et retournent les travaux scannés aux enseignants. Un effort particulier doit être fait pour une meilleure connexion des zones rurales.
Les pays africains devraient engager les compétences nationales et les experts burkinabè résidents dans d’autres pays pour une utilisation plus affirmée des TIC dans les secteurs vitaux comme l’éducation, la santé et l’agriculture.
Le COVID-19 offre une opportunité de réflexion sur les systèmes éducatifs africains. Les programmes éducatifs devraient être revus de sorte que l’éducation soit plus pragmatique, orientée vers les spécialisations et l’emploi et limiter au mieux son caractère général et infini.
Les chaînes de télévision peuvent contribuer également à donner des cours en lieu et place des télénovelas. Cela serait leur contribution citoyenne à l’éducation des enfants de la nation dans une logique de leur responsabilité sociale des entreprises.