Il y a vingt ans, si le COVID-19 avait fait son apparition, il ne sera pas très bien entendu. Le confinement sans Internet serait une prison invivable. Mais au-delà de ça, les TIC sont un puissant outil de lutte contre la propagation du virus. Il se pose un dilemme entre protéger les droits humains et lutter contre la propagation du virus.

Il ne faut pas occulter le pouvoir du numérique à semer la peur et à diffuser les fausses informations. Le numérique a donc des effets pervers sur les individus et les communautés. Il faut une éducation aux réseaux sociaux pour aider les populations à consommer les informations véhiculées par le numérique. Il faut faire un bon usage des informations diffusées par le canal du numérique où les données d’experts disputent l’espace avec des propos de charlatans.

Hadja Fatimata Ouattara, ministre en charge du numérique affirme que « l’épidémie du COVID-19 devrait amener tous les pays à consolider les acquis de la transformation numérique ». On comprend l’engagement des entreprises de tous les secteurs au télétravail à travers l’utilisation du numérique.

Le COVID-19 est un facteur d’innovation et de créativité dans le domaine du numérique. En effet, un groupe de jeunes burkinabé a même inventé le logiciel qui permet d’avancer dans la détection de la maladie à coronavirus.

 

 

En guise de conclusion, nous partageons ce témoignage d’un diplomate burkinabè résidant en Chine : «

« Les TIC ont véritablement joué un rôle capital dans la lutte contre la propagation du Covid-19 en Chine.

En plus de l’autorité de l’Etat et la discipline de la population, il faut reconnaître que les Nouvelles Technologies ont été le facteur déterminant pour les autorités chinoises de venir à bout de cette pandémie.

La ville de Pékin, dotée de plus de 2 millions de caméras publiques de surveillance, tout comme la plupart des autres villes chinoises a permis d’éviter le déploiement physique de la Police sur toute l’étendue de la Chine.

Le déploiement des drones équipés de caméras, de haut-parleurs et de QR à scanner ont également sillonné toutes les rues pendant les premières heures du Covid-19 avec pour but de sensibiliser la population.

En sus, il faut noter qu’habituellement, la connexion internet (4G et 5G) est accessible sur toute l’étendue du territoire. Avec, un abonnement de 6.000 FCFA environ,  on a droit à 20 GB de connexion et 300 minutes d’appels nationaux gratuits par mois.

Aussi, tous les bâtiments, super marchés, magasins, services et marchés publics sont équipés, en plus des caméras internes, d’un dispositif de caméra infrarouge pour relever la température et faire la reconnaissance faciale.

L’équivalent du réseau social WhatsApp utilisé en Chine est le WeChat auquel le compte bancaire de chaque utilisateur est directement connecté avec toutes les informations de l’identité. Les achats sur toute l’étendue du territoire se font par ce réseau social qui  permet également de retracer chaque utilisateur. Les billets de banque sont très peu utilisés en Chine.

Le système mis en place est tel que, dès qu’un étranger atterri à n’importe quel aéroport de Chine, le passeport et le visage de la personne sont enregistrés dans une base de données et grâce aux milliers de caméras, la Police peut retrouver chaque personne où qu’elle soit, en temps réel.

Grâce à l’avancée de la technologie (informations sanitaires accessibles sur le net, contrôle des déplacements de la population, vidéoconférences entre agents de santé du monde, interventions médicales assistées, facilité des recherches scientifiques etc.) les États du monde ont réussi à contenir les dégâts de la pandémie, quoi que son niveau actuel semble désastreux.

La situation du Covid-19, ouvre des perspectives pour nos États de prospecter de nouvelles pistes, qui permettent non seulement, de secourir les personnes en danger ou dans le besoin mais aussi, de lutter contre le blanchiment d’argent, le banditisme, les crimes organisés, la contrefaçon… »

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