Allègements fiscaux et paiement des salaires des employés des entreprises par l’Etat sont entre autres des mesures des gouvernants du monde pour sauver le secteur public et privé productif. Il est important de noter que la plupart des mesures prises concernent d’abord la survie de ces entreprises. La question de la relance de l’économie viendra après avoir stabilisé la situation. L’urgence est de sauver l’essentiel et d’éviter des mouvements sociaux suite à la faillite des PME et PMI et même des grandes entreprises.
Quels sont les enjeux géopolitiques de ces soutiens ? Un participant fait une pertinente analyse sur la dimension stratégique du soutien de l’Etat aux entreprises privées dans ces moments de menace globale : « De manière stratégique, ces soutiens s’inscrivent dans une dynamique de préservation des acquis en terme d’emplois stables. Le secteur privé occupe une place importante en matière de créations d’emplois et l’incapacité de ces dernières à faire face aux charges « incompressibles » pendant ces périodes d’inactivité doit être traitée avec diligence par le gouvernement. La chute des entreprises ou du secteur privé pèsera fortement sur l’économie nationale entrainant l’écroulement de l’État incapable de protéger son économie. En 2008 aux USA les gouvernants ont hésité mais ont dû soutenir le privé avec l’argent public pour éviter la faillite globale. Ce fut le cas aussi en Europe malgré l’opposition de l’Allemagne au début. » Il y a un véritable risque d’un krach contre l’économie mondialisée. L’économie chinoise semble prendre sa revanche sur celles américaine et européenne avec un probable basculement des pôles de gouvernance de l’économie mondiale.