La présente discussion porte sur le COVID-19 comme fonds de commerce des multinationales, des Etats, des Organisations internationales et de bien d’autres acteurs au niveau local et international. Cet élément vidéo reflète-t-il une certaine réalité dans le monde ? Les intérêts particuliers sont-ils plus forts que les intérêts communs ? Peut-on moraliser les acteurs internationaux ? Y aurait-il des scandales liés à la gestion du COVID-19 par les acteurs publics et privés en Afrique et dans le monde ?
Selon l’école réaliste des relations internationales, la morale a moins sa place dans les rapports interétatiques et seuls les intérêts priment. La pandémie devient une opportunité pour se remplir les poches et tirer les avantages nécessaires pour dans le sens de sa prospérité. Le malheur des malades fait le bonheur des firmes pharmaceutiques et de tous ceux qui peuvent tirer profit de la pandémie. Tout comme l’industrie de l’armement ne souhaite pas la fin des conflits armés, les firmes pharmaceutiques aimeraient voir la pandémie s’éterniser pour le bonheur des affaires. Les médicaments sont faits pour être vendus et il faut des malades et même des morts pour faire marcher les affaires.
La faiblesse des systèmes de santé des PVD les contraint à être sous la domination des grandes puissances ou des firmes internationales qui essayent d’exploiter cette opportunité pour faire avancer leurs objectifs. Cette pandémie étant en réalité un défi existentiel, l’idéal serait que les États africains trouvent leurs propres solutions holistiques et équitables. A défaut, l’après-COVID-19 risque d’être une ère où le fossé entre riches et pauvres va s’agrandir avec un profond endettement pour les pays africains. Il faut comprendre les enjeux géopolitiques du COVID-19 et anticiper pour ne pas sombrer dans la dépendance.