Boko Haram frappe durement l’armée tchadienne faisant 92 morts, le 25 mars 2020. Le Niger neutralise un chef de Boko Haram, Ibrahim Bakoura, lors d’une opération menée entre le 10 et le 16 mars 2020 dans les îles nigériennes du lac Tchad. Le chef de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé a été enlevé par des terroristes, le mercredi 25 mars 2020. Le Mali défie le terrorisme et le COVID-19 pour respecter ses engagements démocratiques en organisant des élections législatives le dimanche 29 mars 2020.

Les pays du Sahel sont contraints de lutter sur deux fronts, le premier contre l’extrémisme violent et le second contre le coronavirus. Il faut plus de moyens mais surtout de leadership, de vision et d’organisation pour relever ces défis sécuritaires et sanitaires. Agir de manière synergique et cohérente pourrait aider les Etats à mieux répondre à ces défis. C’est aussi le moment de renforcer des actions dans un cadre multinational pour mutualiser les moyens et les compétences. L’indépendance se nourrit de l’interdépendance et le panafricanisme comme paramètre fort de résilience pour nos Etats  se pose avec acuité.

Le COVID-19 semble avoir ravis la vedette aux attaques terroristes. Il a pu bloquer le système mondial : fermeture des frontières, quarantaine des villes, confinement des populations, arrêt de diverses activités économiques, commerciales, politiques, sociales, religieuses… Il faut pourtant demeurer vigilant face à tous les défis. C’est le moment de l’union des forces pour faire face en sortant du souverainisme suicidaire.