Des intellectuels comme Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des affaires étrangères du Sénégal, appellent à la concrétisation du rêve panafricaniste. Analysé à la lumière de la crise du COVID-19, on peut affirmer que le panafricanisme est en danger avec la reprise en main du contrôle des frontières nationales par les Etats. Les divisions ne sauveront pas l’Afrique. Les États africains pris individuellement resteront toujours des pré carrés des autres puissances du monde.
Cependant, si le rêve panafricaniste s’était réalisé, une vision commune allait naître soutenue par un leadership bien éclairé avec une mutualisation des intelligences et des ressources pour le progrès. Cette mise en commun si elle était réelle aujourd’hui aurait permis de faire face de manière appropriée à ce fléau que les Etats africains vivent actuellement.
Il faut persévérer dans le sens de promouvoir le panafricanisme. Les discussions actuelles sur la zone de libre-échange continentale, sur la banque panafricaine et sur la monnaie commune portée par la jeunesse et les sociétés civiles africaines sont porteuses d’espoir. Le panafricanisme, expression de l’idéalisme africain, tant combattu par les préférences politiques individuelles et égoïstes, revient à la charge pour dire l’urgence africaine de l’unité. Une médecine panafricaine pourrait ouvrir de meilleures perspectives de prise en charge du COVID-19.
La soirée du 27 mars sera consacrée aux conséquences du COVID-19 sur les économies africaines.